Catena aurea electronica : principes de l'édition

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Dans les instructions ci-dessous, on utilisera le vocabulaire suivant: 
·         sentence : chaque fragment patristique de la Catena
·         vedette : les indications d’auteur mises en évidence dans les manuscrits en tête de chaque sentence.
·         lemme d’appel: le texte biblique de la Vulgate disposé en îlots en tête des sentences qui le concernent
·         lemme de rappel : les citations du texte biblique commenté présent dans chaque sentence.
 
Qualifiée d’édition « intermédiaire », la présente édition a l’unique ambition d’améliorer l’édition Marietti de 1953, principalement par l’identification des sources, et la collation du texte sur deux manuscrits représentatifs des principales étapes de la diffusion de la Catena
·         Laon, Bibliothèque municipale, ms. 88, copié en France à la fin du xiiie siècle et acquis à cette époque par la bibliothèque capitulaire de Laon ; 115 f.
·         Linz, Oberösterreichische Landesbibliothek, 449, xive siècle 1/4 , 195 f.,manuscrit à pièces.
Ces deux témoins, parmi plus de trois cents, sont considérés par la Commission léonine comme les meilleurs témoins du texte thomasien de la Catena.  D’autres manuscrits pourraient s’imposer dans le cours du travail.
Cette édition, scientifique mais non critique, n’a pas prétention à se substituer à l’édition critique de la Commission léonine. Il s’agit moins d’en baliser les voies que de faciliter le travail de recherche de la communauté scientifique dans l’attente d’une édition qui puisse être considérée comme définitive. 
Il serait en effet profitable de réunir en une édition manuelle les résultats des nombreux efforts d’identification critique des citations de la Catena entrepris depuis plus d’un siècle et d’en procurer une synthèse. Les progrrès des éditions critiques des Pères grecs et latins sont aujourd’hui tels qu’il est raisonnablement envisageable de venir à bout d’une telle entreprise. Les recherches menées par Giuseppe Conticello sur la théologie byzantine, et notamment sur les sources jugées les plus problématiques par l’érudition thomiste, ont permis de résoudre les principales énigmes posées par l’origine et la nature de certains textes grecs que Thomas fit traduire pour la première fois à l’occasion de cette entreprise.
 
Pour ce faire, chaque fragment du texte est numéroté de manière continue pour chaque évangile. On indique en note l’œuvre ou les œuvres originale(s) d’où il est tiré avec la référence à la plus récente – ou à la meilleure – des éditions critiques modernes. A défaut, on renverra à des manuscrits.
Le lemme commenté (lemme d’appel et lemme de rappel, voir ci-dessous) est mis en évidence par des petites capitales dans le texte de la Catena.
Les autres citations bibliques sont identifiées en note.
Les graphies du texte latin sont celle de l’édition Marietti ; on renonce indiquer en apparat les variantes purement orthographiques.     
Enfin, on indiquera aussi en apparat les lieux parallèles de l’œuvre de Thomas où sont cités les mêmes passages que dans la Catena. Si le lieu parallèle est rigoureusement identique, seule la référence bibliographique est indiquée. Si le parallèle est plus proche de la source que la Catena, la référence est suivie du signe + ; il suffira alors de se reporter au texte cité dans l’apparat des sources de la Catena. Si nécessaire le passage parallèle sera aussi cité.
 
 
 
Les graphies latines médiévales ont été restituées :
nihil => nichil
suppression des diphtongues « ae », sauf pour Israel, Joel, aer*.
remplacement de coel* par cel.
Cependant, on rétablit les v, mais pas les j
- U majuscule n’est jamais transcrit V
- transcrire tous les chiffres arabes en chiffres romains.
 
Le travail d’identification des sources n’a jamais été fait systématiquement ; il constituera le principal élément de valeur ajouté de l’édition. Il sera conduit par les spécialistes des principaux auteurs concernés. Autant que possible, on procèdera transversalement à travers toute la Catena, auteur par auteur, œuvre par œuvre et sentence par sentence, et non selon l’ordre du texte biblique, afin de permettre d’identifier la manière dont Thomas traite chaque source et la distance entre sa documentation et les textes critiques. Ce travail sera conduit en deux temps :
 
A)    identification des sources directes (« originalia ») et établissement des références aux œuvres dépouillées par Thomas à partir de leurs éditions critiques ou, à défaut, des meilleures éditions existantes, ou, pour les sources inédites, aux manuscrits identifiés.
On utilisera un système de référence abrégé et on indiquera les numéros des répertoires concernés (Clavis patrum, etc.).
Les passages des éditions concernées seront intégralement reproduits en apparat.
B)    identification de la documentation historique ou sources indirectes effectivement utilisées par Thomas pour accéder aux auteurs exploités (éventuels florilèges, compilations, Glose, etc.) ainsi que des manuscrits et / ou des versions des textes utilisés par Thomas.
Dans le texte de la Catena, on identifiera alors, par des artifices typographiques, à préciser par le comitié scientifique
·         les citations bibliques (« … »
·         les lemmes de rappel (petites capitales)
·         les mots modifiés par rapport à l’édition de référence (soulignés)
·         les mots ajoutés par rapport à l’édition de référence (italiques)
·         l’emplacement des mots ou passages omis par rapport à l’édition de référence (/) ; par exemple : « Dixit Dominus / Sede a dextris meis » : / est mis pour « Domino meo ».
·         Les additions et transitions propres à Thomas, souvent introduites par sequitur, vel aliter, etc., ou les modifications de la syntaxe des sources utilisées.  
 
ALT-CTRL+F = note d’apparat du texte
ALT-CTRL+B = note de source
 
Chaque sentence est traitée comme une unité ecdotique indépendante ; toutes sont munies d’un quadruple apparat : sigle des témoins collationnés, identification de la source primaire, sources internes à la sentences, apparat du texte.
1.      § ¨              Hieronymus Super Isaiam.
Quis sit iste Dominus qui videtur, in evangelista Ioanne plenius discimus, qui ait[A] : « Hec[1] dixit Isaias, quando vidit gloriam Dei, et locutus est de eo : haud dubium quin Christum significet.
 

 
Témoins
 
Editions :

texte de base [en principe € = Ed = IT = CT]
Ed1953
Sancti Thomae de Aquino, Catena aurea in quatuor Evangelia, Expositio in Iohannem Thome Aquinatis, éd. A. Guarienti, Marietti, 2 vol., Turin, 1953.

IT

[Index thomisticus]   Catena in Matheum Textum Taurini 1953 editum ac automato translatum a Roberto Busa SJ in taenias magneticas denuo recognovit Enrique Alarcón atque instruxit, #### (année?)

CT

leçons propres du Corpus thomisticum         
 
Manuscrits :
La     Laon, BM 88, f. 141ra-256vb, copié en France à la fin du xiiie siècle et acquis à cette époque par la bibliothèque capitulaire de Laon.
Li      Linz, Oberösterreichische Landesbibliothek, 449, xive siècle 1/4, 195 f., manuscrit à pièces.
Sigles (à compléter)
 
CIO00        Catena in Iohannem, cap. 00
CMT00      Catena in Matheum, cap. 00
CMC00      Catena in Marcum, cap. 00
CLC00       Catena in Lucam, cap. 00



§ Sigles des témoins collationnés
¨ Identification de la source principale correspondant à la vedette
[A] Références internes : bibliques, patristiques, commentaires.



[1] Apparat du texte (négatif).